L’emploi au service du handicap en Bretagne

Julia BARONE et Erwan PITOIS
Directrice générale d’Up’Intérim et président de Breizh EATT
Entreprise adaptée de travail temporaire
Nous augmentons le panel de réponses possibles pour les publics en situation de handicap en recherche d’emploi.
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En Bretagne et Pays de la Loire
Entreprise adaptée de travail temporaire
5 septembre 2018 : les lignes bougent pour les entreprises adaptées. La loi appelée « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » ouvre en effet la voie à des expérimentations de travail temporaire pour les personnes en situation de handicap.
Julia Barone et Erwan Pitois, deux dirigeants d’entreprises adaptées en Bretagne et membres de l’UNEA (Union nationale des entreprises adaptées), se saisissent du sujet à l’échelle de leur région. Rassemblant douze autres acteurs – qui représentent 50 % des entreprises adaptées de leur territoire –, ils créent début 2020 l’entreprise adaptée de travail temporaire Breizh EATT. Celle-ci comprend aujourd’hui quatre agences à Rennes, Saint-Brieuc, Lorient et Quimper, baptisées « Up’Intérim ».
Breizh EATT est une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) et cela ne tient pas du hasard : « Ce statut marque cette volonté de coopération territoriale, explique Erwan Pitois. C’est toute la logique du projet : être plus forts ensemble que séparément ; être avec les autres, dans l’ouverture. »
Ouvrir de nouvelles voies
L’EATT a la même mission que toute entreprise adaptée : créer des postes et des parcours pour les personnes en situation de handicap. « Mais avec ce nouvel dispositif de travail temporaire, notre objectif est de toucher des profils différents : possiblement plus jeunes et davantage à potentiel de travail immédiat pour des missions. Nous proposons ici des parcours plus toniques et exigeants. Mais surtout, nous augmentons le panel de réponses possibles pour les publics en situation de handicap en recherche d’emploi », complète Erwan Pitois.
« Sans oublier que notre objectif reste avant tout des sorties en emploi durable, rebondit Julia Barone. Un vrai plus pour les intérimaires mais aussi pour les entreprises qui font appel à nous. Elles sont pour la plupart du milieu ordinaire et de tous les secteurs d’activité (automobile, nettoyage, câblage, entretien d’espaces verts…) et peuvent utiliser ces missions pour ensuite intégrer durablement les salariés dans leurs effectifs. » Ainsi, en un an, 800 personnes, qualifiées et prêtes à l’emploi, se sont inscrites, 120 ont été mises en poste et 20 ont connu une sortie en emploi durable.
Prêts pour la reprise
Ces résultats sont très encourageants au regard de la crise sanitaire qui a explosé le lendemain à peine de l’ouverture d’Up Intérim… Malgré une fermeture lors du premier confinement et une réouverture en plein été, période traditionnellement la moins dynamique pour l’intérim, il n’est pourtant pas à l’ordre du jour de réduire les ambitions de Breizh EATT.
Ainsi, pour redimensionner le projet au regard de cette situation et continuer la belle aventure en cours, ils contractent, en plus d’un un prêt garanti par l’État, un Prêt de Relève Solidaire de 60 000 euros, via France Active qui les soutient depuis le début.
France Active Bretagne les a en effet accompagnés en amont, en 2020, dans le cadre du programme Fonds de confiance : « Passer par ce comité nous a permis de bénéficier d’une expertise et de regards croisés validant notre projet et nous donnant la possibilité de passer à la vitesse supérieure. Cet accompagnement a été clé. D’autant que France Active est un acteur du territoire et a donc une connaissance très fine de nos réseaux locaux, c’est essentiel », précise Erwan Pitois.
Aujourd’hui, le prochain défi de Breizh EATT est d’anticiper la reprise en constituant les ressources, en visant les écarts de formation et en préparant le redémarrage auprès des entreprises de la région. « Nous comptons sur un vivier de 800 personnes sur tous types de métiers et tous types de postes – même très qualifiés – c’est énorme ! Nous sommes bien loin de l’image du salarié handicapé qui ne peut faire que quelques tâches. Nous serons donc là pour les entreprises qui rechercheront des compétences dès que ça repartira. Nous sommes prêts ! », conclut Julian Barone.
A bénéficié des
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Avec
plusieurs garanties dun total de
50 000€
une prime de
8 000€
plusieurs investissements d’un total de
185 000€
A été accompagné par
France Active Bretagne Breizh
Depuis 2020
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Les Écuries de Sopirane : créer dans son territoire

Anne et Sophie PIERRET
Créatrices des Écuries de Sopirane
Pension équestre
J’aurais pu poursuivre en Espagne. Mais les racines ont été plus fortes. Nous avions envie d’apporter quelque chose de nouveau à notre territoire essentiellement agricole.
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Vigneux-Hocquet – 02340
Pension équestre
Chez Anne et Sophie Pierret, l’amour des chevaux se transmet de mère en fille. De manière informelle d’abord. Anne, la mère, mène d’ailleurs sa vie professionnelle en parallèle, tour à tour dans le secrétariat, dans la gestion d’une salle de sport, etc. « Une vraie touche à tout ! », résume, sa fille Sophie qui, elle, développe très jeune l’envie de travailler dans le milieu équestre : « J’ai eu un parcours scolaire compliqué. Je me réfugiais dans les chevaux, c’est ainsi qu’est née ma vocation. » Elle décide alors d’acquérir de l’expérience sur le terrain en participant à des concours et en voyageant à travers la France et toute l’Europe. Elle pose quelques temps ses valises à Nîmes puis en Espagne où elle se forme dans les plus grands spectacles équestres. « J’y ai découvert cet esprit cabaret et cette approche artistique du métier. C’était une vraie découverte car très peu de choses existent en France sous cette forme. »
Un projet bien ancré dans son territoire
Anne et Sophie possèdent des chevaux qu’elles font héberger dans une pension près de chez elles, dans le village de Vigneux-Hocquet, au cœur de la zone naturelle de la Thiérache. Quand elles apprennent que la structure est en vente et qu’elle ne trouve pas de repreneurs, elles décident de franchir le pas et de se lancer dans l’aventure. « J’aurais pu poursuivre en Espagne, explique Sophie, mais les racines ont été plus fortes. Nous avons grandi toutes les deux dans ce territoire, essentiellement agricole. Nous avions envie d’y apporter quelque chose de nouveau. » Elles ont ainsi l’ambition de proposer, en plus de la pension pour chevaux qui comporte une trentaine de boxes, des cours d’équitation pour lesquels Sophie se forme, mais aussi des spectacles de cabaret et de la restauration. « Les habitants de la région ne sont peut-être pas habitués à une telle approche artistique mais on sent qu’ils sont très partants pour ce type de découvertes », complète-t-elle.
Avec ses prés et ses vastes espaces, la structure offre également la possibilité de créer des chambres d’hôtes. « Nous sommes à la lisière d’une forêt domaniale de 800 hectares. En mettant des tipis ou des roulottes dans les prés, nous pourrons permettre de passer des nuits insolites pour se ressourcer », commente Anne.
Les premiers pas en tant qu’entrepreneures
Dans leur parcours, Anne et Sophie sont notamment suivies par leur banquier qui les met en relation avec France Active Picardie. « Leur accompagnement a été très utile pour construire le business plan, structurer notre dossier et nous rassurer aussi car tout était nouveau pour nous », complète Anne. En plus d’une garantie Égalité-Femmes, elles bénéficient d’un prêt à taux zéro de 5 000 euros. Sophie, en tant que jeune entrepreneure de moins de 25 ans reçoit, quant à elle, une prime Cap’Jeunes de 2 000 euros dans le cadre du partenariat de France Active avec le Fonds Agir pour l’Emploi d’EDF. Les portes des Écuries de Sopirane ont ainsi pu ouvrir à l’automne 2019. « Pour le moment, nous ne proposons que la pension pour chevaux. D’ailleurs, cet hiver, nos boxes étaient bien rempli, ça a bien fonctionné. Pour nos autres projets, la crise sanitaire est venue les ralentir. Nous attendons de passer ce cap pour continuer à les développer », conclut Anne.
A bénéficié du
Avec
plusieurs garanties de
12 800 €
un prêt solidaire de
5 000€
une prime de
2 000€
A été accompagné par
France Active Picardie
Et soutenu par
FAPE EDF
En 2019
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Gourdon : une librairie à l’air libre

Frédéric LANDES
Repreneur de Des livres et vous
Librairie
Des livres et vous, c’est une librairie en zone rurale à Gourdon dans le Lot, reprise par Landes pour maintenir l’offre culturelle sur le territoire.
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46300 GOURDON
Librairie
Coup double : se reconvertir et relancer la librairie de son village
Ancien agent technique dans une commune proche de Gourdon, Frédéric était depuis quelques années dans une réflexion de reconversion, après une formation d’origine dans le tourisme culturel. Passionné de littérature et d’art, il apprend au début du confinement de 2020 la possible fermeture de la librairie de son village. « Quand j’ai été mis au courant de la vente potentielle de la librairie, j’ai décidé d’engager cette reconversion ». L’idée ? Ne pas laisser l’offre culturelle disparaître dans son département et suivre sa passion. « Il y a 6 librairies en tout dans le département. Après Gourdon, l’espace culturel le plus proche se trouve à Sarlat : il n’y aurait rien plus eu grand-chose autour du village si cette librairie disparaissait ». Les choses avancent rapidement et Frédéric s’inscrit à l’Ecole de Librairie de Montreuil pour se former, avant de racheter le fonds de commerce et d’officialiser la reprise le 1er octobre 2020.
Des livres, et pas que
Le premier chantier de Frédéric est d’étoffer l’offre de la librairie et de la structurer. « Nous voulions transformer l’activité en véritable librairie, pas simplement un magasin avec des livres et de la papeterie ». La structure cherche également une cohérence. « Le but de la première année c’est de reprendre le stock et travailler tous les rayons : littérature, jeunesse, local, papeterie, science-fiction, BD, espace jeunesse… J’ai employé une personne à mi-temps pour sécuriser l’activité, lui aussi dans une logique de nouvelle vie. Les gens sont satisfaits de la nouvelle proposition éditoriale ». Vient ensuite la volonté de développer une action globale sur le rapport au livre dans le département. « Il n’y a pas d’offre culturelle sur le territoire très proche, nous sommes les seuls. Nous voulons nous connecter avec d’autres acteurs dans le département pour créer une émulation ». Cela se matérialise dans une démarche associative au niveau du Lot, pour promouvoir le livre dans le département, faire des animations en commun, créer des événements, des passerelles et en organisant des tournées littéraires.
Sécuriser sa reprise
France Active Occitanie les accompagne dans la reprise, en sécurisant le prêt avec une garantie et un accompagnement technique au jour le jour pour relancer au mieux l’activité et cadrer les objectifs à court et long termes. « Ils m’ont même trouvé un apport de soutien complémentaire avec FAPE EDF sans que je ne demande rien ! » précise Frédéric. Le temps de la crise sanitaire apporte son lot de tumultes mais n’ébranle pas l’aventure de Des Livres et Vous. « On a eu un mois d’octobre normal avec la rentrée littéraire. Le confinement en novembre a compliqué l’affaire, mais les habitués ont été fidèles et ont passé commande via placedeslibraires.fr. On a même augmenté notre fichier client -preuve que la culture en milieu rural demeure utile -et on a eu un très bon mois de décembre, de manière surprenante. La forte mobilisation nationale autour des librairies nous a permis de tenir le choc également ». De quoi envisager le développement d’animations : « pour la suite, on est assez sereins. Les petits commerces, culturels ou pas, ont de l’avenir. On va continuer d’approfondir nos rayons et dès que possible mettre en place des activités, des animations pour faire vivre la culture sur le territoire ».
A bénéficié du
Avec
plusieurs garantie de
55 000€
une prime de
2 000€
A été accompagné par
France Active MPA-Occitanie
Et soutenu par
FAPE EDF
En 2020
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Donner le pouvoir de consommer autrement

Christophe HURBIN
Président de myLabel
Application d’aide à la consommation
Avec ses critères d’évaluation à la fois santé, environnementaux et sociétaux, l’application myLabel permet aux consommateurs de réinterroger leurs préférences d’achat. Elle leur offre la possibilité de faire les bons choix alignés avec leurs valeurs.
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69005 Lyon
Application d’aide à la consommation
Avant de créer l’application d’aide à la consommation, myLabel, Christophe Hurbin a eu un parcours pour le moins inattendu. Il commence, en effet, sa carrière en tant qu’ingénieur spatial. « J’ai ainsi eu la chance de voir la Terre comme située dans un contexte plus global, avec ses richesses et ses fragilités. Ça vous marque », confie-t-il.
Un besoin de transparence et d’information
Il devient ensuite dirigeant d’une entreprise de 100 personnes spécialisée dans les verres optiques. Lors de cette expérience, une problématique le préoccupe tout particulièrement : « Nous avions fait le pari d’innover sur les aspects de qualité, de prix, de délais – ce qui est classique – mais aussi sur notre impact environnemental et sur les conditions de travail. Or, ces aspects n’étaient que très rarement pris en compte par le consommateur quand il s’agissait de choisir ses lunettes. La plupart ne faisait aucune différence entre un verre concurrent et le nôtre. Et cela, principalement par manque d’information. »
C’est ainsi qu’est née l’idée de myLabel, un outil en ligne qui évalue les produits selon des critères santé, environnementaux et sociaux. Pour la mettre au point, la première étape a été de construire un réseau solide d’associations et d’organismes de référence prêts à partager leur expertise pour établir une évaluation digne de confiance. « Pour signer les premiers partenariats avec Bio Consom’acteurs et FAIR(E) un monde équitable, c’était déjà deux ans de travail, explique Christophe Hurbin. Durant cette période il nous a fallu également identifier les thèmes qui intéressaient les consommateurs. Nous en avons établi 80, qu’il a ensuite fallu regrouper, simplifier puis éprouver via une appli pilote qui a rassemblé 1 000 utilisateurs tests. »
Une consommation éthique, créatrice de valeur
Christophe Hurbin et ses équipes sont prêts à passer aux étapes suivantes : lancer la V1 de l’appli grand public et intégrer un plug-in permettant d’utiliser l’outil directement sur les sites de e-commerce (Carrefour, Leclerc, Hourra et Monoprix). En 2020, ils lancent une campagne de financement comprenant notamment un prêt via le fonds d’amorçage de France Active de 150 000 euros convertible en actions. « Avec l’équipe France Active, nous avons trouvé des personnes qui comprenaient à la fois notre modèle économique et notre ambition sociétale. Ça a tout changé. Nous interagissons avec eux comme de véritables partenaires. »
Le principal objectif de cette levée de fonds est de consolider son offre commerciale qui repose sur l’analyse des données des 50 000 utilisateurs actuels de l’appli. « Notre business model est donc construit actuellement sur deux pans : tout d’abord via un partenariat avec le Credoc pour son étude ”Comportements alimentaires en France”, ensuite en donnant directement accès à nos données aux entreprises. myLabel devient pour elles un véritable outil permettant de mieux se positionner dans un environnement concurrentiel. » Preuve que les attentes des citoyens pour une consommation plus éthique sont devenues un argument économique de valeur, y compris pour les acteurs de la grande distribution. De quoi faire vraiment bouger les lignes.
A bénéficié des
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Avec
plusieurs investissements solidaires d’un total de
200 000€
une prime de
8 000€
A été accompagné par
France Active dans le Rhône (RDI)
En 2020
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Se transformer pour regarder au-delà de la crise

Yannick VALIN
Secrétaire général de Transe Express – Codirecteur de la Gare à Coulisses
Spectacle vivant
La crise sanitaire n’a fait que renforcer nos convictions et nous a obligés à faire un choix : celui de garder notre vision et notre dynamique, plutôt que subir.
26400 Eurre
Spectacle vivant
Des spectacles d’art de rue rassemblant des dizaines de musiciens et circassiens, des numéros aériens grand format pouvant être joués devant 15 000 spectateurs partout dans le monde… Tel est le projet artistique de la compagnie drômoise Transe Express depuis près de 40 ans. Sans oublier la Gare à Coulisses, qu’elle a créée en 2007 en plein cœur de la Biovallée, pour soutenir l’émergence des arts de la rue et de la piste, labellisée en 2017 « Atelier de Fabrique Artistique ». « Avec nos deux activités, notre association regroupe près de 35 métiers et jusqu’à 150 intermittents du spectacle, explique Yannick Valin. Une véritable fourmilière qui ne s’arrête jamais et qui représente toutes les étapes de la création artistique – de la conception à la rencontre des publics. »
S’ouvrir à l’avenir
Mars 2020 : cette dynamique s’arrête net du fait de la crise sanitaire. Au total, la compagnie perd 95 % de sa diffusion. « Notre première réaction a bien sûr été la sidération. » Mais c’était sans compter sur la dynamique de transformation qui était déjà à l’œuvre au sein de ce collectif depuis un an et demi.
En effet, quand Yannick Valin arrive dans l’aventure en avril 2019, la compagnie est à un tournant de son histoire avec le départ quelques années plus tôt des deux fondateurs, Brigitte Burdin et Gilles Rhode. « Pour survivre, nous n’avions pas d’autre option que d’évoluer avec notre temps. » C’est à cette tâche qu’il s’attelle avec le reste de l’équipe. Ils travaillent ainsi sur les questions de transition écologique et de droits culturels. Ils projettent aussi de diversifier leurs activités (avec un restaurant notamment) et se lancent dans la refonte de l’atelier de construction de la Gare des Coulisses. Ils souhaitent ainsi en faire un véritable tiers lieux formant des demandeurs d’emploi aux pratiques d’éco-construction, à même ensuite de répondre aux besoins des entreprises locales, dans une logique de boucle territoriale vertueuse.
Des leviers d’actions pour voir plus loin
Pour les soutenir dans cette transformation, différents types d’accompagnement sont actionnés. Tout d’abord, un dispositif d’accompagnement local (DLA) avec l’antenne de France Active en Ardèche, Initiactive 26 07, pour refondre le modèle économique de la structure. « Au départ, ce n’est jamais simple de faire le choix de l’ouverture et d’accepter que quelqu’un vienne questionner ses comptes. Mais ce DLA a été très positif. Il nous a d’ailleurs permis de nous projeter en 2021 avec 4 scénarios différents de sortie de crise (du plus optimiste au plus pessimiste). Ça a été essentiel de pouvoir compter sur le soutien d’Initiactive 26 07 à ce moment-là. »
En parallèle, une réflexion sur la responsabilité sociétale et environnementale (RSE) de l’association est également mise en place pour travailler sur sa gouvernance, son ouverture sur son territoire et son impact local sur des thématiques telles que l’éducation, l’emploi, l’alimentation, l’énergie, etc. Luc Carton, philosophe belge spécialiste des droits culturels, a également été sollicité pour aider la transition entre le projet actuel et celui en ligne avec le label acquis à l’été 2020, « Scène conventionnée d’intérêt national Art en Territoire ».
« C’est donc grâce à ces trois accompagnements initiés avant la crise que nous avons dépassé très rapidement cette première phase de sidération. Il nous a fallu 15 jours pour nous reprendre et nous dire qu’au lieu de tout bloquer, il fallait faire l’inverse : continuer à investir sur notre avenir. C’est d’ailleurs pourquoi nous n’avons pas eu recours au licenciement, un peu au chômage partiel, mais surtout nous avons requalifié 4 postes en CDI. Nous avons gardé toutes les forces vives de notre collectif pour continuer à travailler sur notre projet de fond. »
L’association contracte en parallèle un Prêt garanti par l’État ainsi qu’un prêt solidaire France Active pour un montant global de 100 000 euros. Une somme que l’association décide de ne pas toucher tout de suite pour la réserver au moment de la reprise, « pour se redonner de l’élan, toujours dans cette logique d’investissement sur l’avenir ».
A bénéficié des
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Avec
plusieurs garanties d’un total de
58 250€
un prêt Relève solidaire de
100 000€
plusieurs investissements solidaires d’un total de
65 000€
un DLA
A été accompagné par
France Active en Ardèche (Initiactive 26-07)
Et soutenu par
Fondation Daniel & Nina Carasso
En 2020
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Une SCOP pionnière de la gestion des déchets

Paul CLÉMENT
Président de la Scop Tripapyrus
Collecte et recyclerie des déchets
Tripapyrus a été créé en 1994 sous forme associative, puis transformé en Scop en 2014. Paul Clément en est le président depuis 2014, il accompagne la transformation de l’activité, notamment sur le traitement des déchets plastiques.
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85220 L’Aiguillon-sur-Vie
Collecte et recyclerie des déchets
Le tri du déchet évolue, le projet aussi
Au départ était l’association Papyrus, dont l’objet était de collecter le papier avant qu’il ne parte à la poubelle, et ensuite d’en faire le tri. Cette activité, portée par les collectivités, avait un objectif social, utilisant les premiers programmes d’insertion de personnes sans emploi, et environnemental avec la préservation des forêts et la lutte contre le gaspillage. A la fin des années 90, le secteur bascule. Le tri sélectif est institutionnalisé ainsi que l’insertion. Nommée TRIPAPYRUS, la structure s’adapte, se professionnalise, et mute en entreprise, pour exploiter pendant 15 ans un centre de tri d’emballages à Givrand (85).
L’histoire évolue vite puisque quelques années après, l’optimisation des centres de tri incite à la création de méga-centres de tri. Celui géré par Papyrus devient caduque, et nécessite une réorganisation. « Notre activité liée au centre de tri s’est totalement arrêtée en 2016, les flux étaient envoyés ailleurs. Cela représentait alors 70% de notre chiffre d’affaires, et autant de notre personnel. On a pu recaser tout le monde, mais il a fallu rebondir. On avait certes plus de « pétrole », mais on avait pleins d’idées pour la suite. La SCOP, crée en 2014, nous a permis de nous développer avec du personnel motivé, impliqué collectivement dans le projet. Ce modèle correspondait à notre résilience », précise Paul Clément.
Se transformer, se faire accompagner
La structure créé une recyclerie en 2017, appelée « RECYCL LA VIE » portant, elle aussi un projet social. Parallèlement est créée une filiale industrielle dont l’activité consiste à affiner les déchets plastiques, préalablement collectés par TRIPAPYRUS, et les préparer pour leur recyclage. L’idée est de faire passer le plastique de l’état de déchet à celui de produit.
Une transformation réussie avec le soutien de France Active. « En 2016, on se retrouve en short très court après la perte des emplois et de notre activité. On a commencé un gros travail avec France Active pour rebondir. On a pu créer les deux unités annexes, la recyclerie et le centre d’affinage des plastiques. On a travaillé sur notre nouveau modèle pour repartir de manière optimale. On a fait un plan de refinancement pour soutenir notre développement. Je suis très content : au-delà du financement, il y a accompagnement qui nous sert beaucoup au quotidien. En comprenant bien qui on est, comment on agit et là où on veut aller, le chemin est plus clair pour avancer. Cet accompagnement est réalisé en partenariat avec le réseau des SCOP. C’est très important d’avoir des financeurs solidaires qui vont là où les autres ne vont pas ».
L’économie, ancrée dans le territoire avant tout
Après avoir transformé son activité, maintenu et diversifié son engagement social, TRIPAPYRUS veut aller maintenant plus loin. « Notre objectif est que l’usage fait du plastique recyclé soit de très longue durée, c’est-à-dire qu’il soit transformé en objet durable ». A cette volonté, s’ajoute celle d’avoir un ancrage local : « Le projet est aussi de vivre à l’ouest de la Vendée. Ce souhait défini notre stratégie de développement en fonction des caractéristiques du territoire ».
Industrialiser l’engagement
La crise sanitaire éveille les consciences, et le modèle de TRIPAPYRUS intéresse de plus en plus, jusqu’à être contacté par Airbus pour leur expertise sur le recyclage du plastique. « On a plusieurs exemples de ce type. La prise de conscience gagne l’ensemble de l’économie, et je ne pense pas que ce soit pour 5 minutes. La population change d’attitude et découvrent tout ce que peut faire une petite structure, comprenant le potentiel de nos modèles pour les nouvelles manières de produire. »
Et pour Paul Clément, l’énergie des entreprises solidaires a de l’avenir. « Il y a un vrai savoir-faire dans l’économie circulaire qui polarise l’attention. Nous, c’est dans le secteur des déchets, mais tous les pans de l’économie solidaires sont concernés. Les gens viennent chercher nos solutions, nous devons être à la hauteur ».
A bénéficié des
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Avec
plusieurs investissements d’un total de
450 000 €
de plusieurs garanties d’un total de
113 750 €
A été accompagné par
France Active Investissement et France Active Pays de la Loire
En 2008
En 2013
En 2018
En 2019
En 2023
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Une carte innovante pour des cadeaux solidaires


Séverin PRATS
Créateur d’Ethi’Kdo
Cartes cadeaux solidaires
Ethi’Kdo est une coopérative à but non-lucratif qui propose la première carte cadeau des enseignes écologiques et solidaires en France.
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75012 Paris
Cartes cadeaux solidaires
Une carte 100 % solidaire
Ancien rugbyman professionnel, Séverin Prats met un terme à sa carrière à la suite de nombreuses blessures. Diplômé en management du développement durable, il travaille quelques années dans le secteur du recyclage, à l’échelle nationale. Sa sensibilité à la consommation responsable se renforce. Un jour, il cherche à faire un cadeau « zéro déchet » à un collègue pour un pot de départ, sans rien acheter de neuf. Impossible à trouver. « Je me dis qu’il faudrait une carte cadeau valable dans les ressourceries et les autres enseignes de la consommation responsable. Les acteurs traditionnels des cartes cadeaux multi-enseignes ne référençaient que les grandes enseignes et pas du tout les acteurs de l’ESS ». C’est le déclic. « Je ne voulais pas entreprendre, j’étais dans une situation confortable », précise-t-il, et passe par pas mal d’étapes avant de se lancer. « Il y avait vraiment quelque chose à faire, et je me suis dit que si je ne le faisais pas, je le vivrais mal. Devant la crise écologique à venir, je ne me sentais pas de ne pas apporter ma pierre à l’édifice. Et qu’est ce que j’aurais répondu à mes enfants lorsqu’ils me questionneront. Le projet n’était pas non trop immense, alors je me suis lancé ».
S’entourer, travailler en collectif et se lancer
De son passé dans le sport collectif, il garde le goût de la coopération et mise sur le statut SCIC, permettant à toutes les parties prenantes du projet de décider ensemble des orientations stratégiques que prendrait Éthi’Kdo, de les impliquer et de l’aider à trouver ses marques dans ce nouveau secteur. « Il fallait créer un réseau de boutique, à la fois en ligne et physique. Je voulais que la carte soit valable pour faire des dons, qu’elle soit physique pour se la passer de la main à la main, mais aussi digitale, pour répondre à tous les enjeux. Il n’existait pas de système pour faire une carte digitale multi-enseigne directement utilisable en boutique. C’est l’aspect vraiment technique innovant du projet. On peut payer comme avec une carte classique avec notre carte cadeau. Pour tout ça, j’ai dû m’entourer ». Officiellement créée en avril 2019, la structure clôture son premier financement en juillet 2019, acquis auprès de divers acteurs comme Bpifrance, Les Cigales, La Nef, la ville de Paris, la plateforme de financement participatif Ulule et PIE (France Active Paris). Le 15 novembre 2019, 18 mois après l’idée de départ, Éthi’Kdo lance donc la première carte cadeau multi-enseignes 100% écologique et solidaire auprès du grand public. « Se faire accompagner était indispensable, ne serait-ce que pour se poser les bonnes questions. PIE* nous a amené à réfléchir sur notre levée de fonds. On est ensuite passé par le fonds d’amorçage de France Active, qui nous a aidé dans le développement, à voir plus grand et aussi de débloquer d’autres financements. Grâce à ce programme, on a pu lancer plusieurs innovations dont l’échoppe de la Transition, faire des expérimentations de distribution de nos cartes dans des magasins de vrac, des boutiques physiques et des conciergeries. Je ne pense pas qu’on l’aurait fait sans France Active »
La consommation responsable, de la marge à la norme ?
La structure démarche les boutiques afin qu’elle puisse proposer le paiement en carte Éthi’Kdo. Le but n’est pas d’avoir le plus de lieux de vente possible, mais de proposer partout en France un paiement dans un boutique éthique. « La plupart des produits que nous proposons le sont par des structures financées par France Active. Ce n’est pas surprenant, les acteurs de l’engagement sont ensemble et poussent vers une même direction : une consommation responsable, un développement sain dans un écosystème qui se nourrit des réussites des uns des autres ». L’engouement ne peut qu’augmenter. « On est les seuls à proposer une carte cadeau proposant 100 % de produits issus d’une démarche responsable. On lutte contre le greenwashing, on met l’éthique au cœur du modèle, on propose des dons ». Nul doute que la consommation responsable continuera de prendre de l’importance dans nos choix.
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de plusieurs garanties d’un total de
34 750 €
de plusieurs investissements d’un total de
140 000€
A été accompagné par
France Active à Paris (PIE)
En 2020
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Entreprendre dans son village à 19 ans


Bryan JONNIAUX
Créateur de La Maison des pains
Boulangerie
Je voulais exercer ma passion et rendre service aux gens.
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08380 Signy-le-Petit
Boulangerie
Bryan Jonniaux a 19 ans lorsqu’il reprend la boulangerie de son village, Signy Le Petit. Son âge surprend et le freine quelque peu au départ. Il parvient néanmoins rapidement à obtenir des financements, notamment avec la garantie « territoires » de France Active, qui joue son rôle d’organisme cautionnaire, et une prime en soutien des jeunes qui entreprennent. La reprise de l’activité permet au commerce de proximité de ne pas péricliter dans le village, de le redynamiser, ainsi que ceux voisins : le jeune boulanger met en place un tournée de livraison d’une trentaine de villages autour de Signy Le Petit. Et le succès est au rendez-vous : 7 emplois sont créés, les retours des clients sont positifs, notamment au niveau du maintien du tissu social. Les jeunes qui entreprennent, une idée d’avenir !
https://vimeo.com/489755925
A bénéficié du
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des garanties d’un total de
55 000€
une prime de
2 000€
A été accompagné par
France Active Champagne Ardennes
Et soutenu par
FAPE EDF
En 2019
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Répondre à l’immense enjeu de l’impact de l’industrie textile


Marie NGUYEN
Créatrice de We Dress Fair
Consommation équitable
Les publics sont au courant de l’impact de l’industrie textile, mais il y a peu d’infos sur les alternatives de consommation ; notre objectif est de mettre en avant les marques différentes, les réunir, valoriser leurs démarches
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69001 Lyon
Consommation équitable
Développer une solution assortie à l’urgence
Marie a commencé sa vie professionnelle dans la recherche en cancérologie, avant de se lancer dans le bénévolat associatif, notamment au sein de l’association « Le Carillon », réseau de commerçants solidaires. Au sein de la structure, elle constate que beaucoup de tissus, pourtant récupérés, finissent à la poubelle. « Dans le même temps, tout le monde a trop de vêtements, et on continue d’en produire en grand nombre. La situation n’a pas de sens », précise-t-elle. « J’ai donc décidé de monter un projet pour réutiliser tout ce qu’on récupérait ». Elle rencontre Antoine Coulaud dans ce cadre, qui développait le projet WeDressFair en même temps qu’une association de promotion de la consommation responsable. Le principe qui guide la démarche est celui du buycot : non pas refuser d’acheter par un boycott « négatif », mais réaliser un boycott positif, soit refuser de consommer trop de vêtements, et orienter la consommation restante sur des achats durables, éthiques et solidaires. « Les publics sont au courant de l’impact de l’industrie textile, mais il y a peu d’infos sur les alternatives de consommation ; notre objectif est de mettre en avant les marques différentes, les réunir, valoriser leurs démarches ».
« Je n’étais pas du tout entrepreneure »
Vient le moment de lancer WeDressFair. « On ne naît pas entrepreneurs, on l’apprend », rappelle Marie. « On porte le projet avec une fibre militante, et pas entrepreneuriale au sens classique du terme. On voit l’entreprise comme un vecteur d’engagement, comme moyen de l’engagement ». L’entrepreneuriat devient la réponse à leur volonté de de changer les choses dans l’industrie textile. Après un parcours parisien avec Ticket for Change puis dans l’incubateur Makesens, la structure se lance à Lyon. « Il faut décentraliser le monde de la mode, qui reste très parisien. L’atmosphère créative de Paris est immense, mais WeDressFair ne parle pas de tendances ou de créativité. On parle du rapport au vêtement, qui touche tout le monde. On se rendait également compte que les acteurs étaient tous basés à Paris. On voulait sortir de cette logique et de vivre dans un territoire qui nous plaisait ». Arrivés dans la capitale des Gaules avec un projet déjà mûr, les créateurs sollicitent France Active Auvergne Rhône Alpes pour un appui au développement. Cela passera par un prêt participatif et une structuration de leur engagement. « On a été challengés sur la vision d’entreprise qu’on voulait, sur les prochaines phases, on a pu affiner nos prévisions. On a eu un appui sur comment recruter. Tout cela est très utile quand on démarre dans l’entrepreneuriat ». WeDressFair se développe à la fois comme un eshop réunissant différentes marques et collections éthiques, comme une boutique physique à Lyon mais également comme un média de la mode responsable. Le site fourmille de fiches explicatives sur l’impact de l’industrie, sur les critères pour évaluer le coût écologique et social d’un tissu, tout en précisant leurs engagements sur la gouvernance et le choix des financeurs. Après 2 ans, la structure a créé 4 CDI et deux CDD à Lyon.
D’abord moins consommer, puis consommer mieux
Et pour la suite ? Marie Nguyen plaide pour un changement de paradigme pour l’industrie : « il ne faut pas consommer plus de mode éthique, mais consommer moins de mode, et de la mode éthique ». Mais également pour le consommateur : « On n’est pas dans un modèle de croissance infinie : notre but c’est de faire connaitre l’impact de l’industrie textile et de faire connaitre les alternatives à tous : seconde main, location, réparation, couture, etc. On aura atteint notre mission quand tout le monde saura ça. Le public est très informé sur les alternatives dans la consommation alimentaire, il nous reste à faire de même pour la consommation textile ». Et les choses progressent, à condition de bien les orienter « Il ne faut pas se le cacher : la mode éthique devient une opportunité marché. De plus en plus d’acteurs veulent s’engager. Le but c’est d’établir des critères très transparents pour démêler les démarches sincères du greenwashing, avec un process et une méthode, pour que chacun puisse le faire en dehors de WedressFair. Le secteur de la mode va aller là-dedans, nous on plaide pour un véritable au passage à la consommation responsable ». Ce qui n’est pas encore forcément cousu de fil blanc.
A bénéficié des
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Avec
plusieurs garanties d’un total de
98 750€
de plusieurs investissements d’un total de
650 000€
A été accompagné par
France Active Auvergne Rhône-Alpes
En 2019
En 2020
C’est ici ?
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