Réutiliser les déchets de la restauration au service de tous


Stéphane MARTINEZ
Président de Moulinot
Gestion des déchets alimentaires
L’objectif de Moulinot est de redonner un sens au reste alimentaire.
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93240 Stains
Gestion des déchets alimentaires
Constatant l’absence d’un tri adapté aux déchets alimentaires dans le secteur de la restauration, Stephan Martinez a l’idée de créer Moulinot, une entreprise solidaire de traitement des biodéchets.
Après une formation de maître-composteur en Belgique, il peut utiliser bactéries, vers de terre, déchets verts et organiques, azote et carbone nécessaires à la transformation des déchets. Une partie de cette dernière, réalisée dans des cuves à Stains produit du biogaz utilisé en électricité et en chauffage.
L’autre est traitée par lombricompostage, à l’aide de vers de terre, et fournira un engrais de qualité. « Récolté » directement chez les restaurateurs d’Ile-De-France par des salariés en insertion, ce compost « haute couture » sera redistribué aux maraîchers des alentours de la capitale et aux jardiniers amateurs sous forme de petits sacs d’engrais sur-mesure.
Site internet
https://vimeo.com/475532808
A bénéficié des
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![]()
Avec
une garantie de
25 000€
de plusieurs investissements d’un total de
2 800 000€
A été accompagné par
France Active Investissement
Et soutenu par
Mirova
BNP Paribas
C’est ici ?
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La culture engagée dans son territoire


Benjamin MAGNEN
Président de la Péniche Cancale
Production et lieu de spectacle
Notre péniche est un lieu hybride entre coopérative culturelle et café-bistrot.
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21000 Dijon
Production et lieu de spectacle
Lieu culturel incontournable pour les dijonnais, la Péniche Cancale promeut une offre culturelle engagée. Les créateurs Côme Galley et Benjamin Magnen ont développé une salle de concert dans une péniche qu’ils ont transformée pour accueillir du public et y proposer de la restauration.
Ce « café-bistrot » propose des produits de saison et locaux en circuits courts. La Péniche Cancale rassemble différentes générations et soutien la scène artistique locale, multipliant les partenariats avec les associations locales.
Ce lieu hybride et associatif, organisé en SCIC, s’engage également sur l’insertion, mobilisant un quarantaine de jeunes en difficultés pour les former aux différents métiers de la restauration et du spectacle vivant.
Les engagements sociaux et environnementaux ne s’arrêtent pas là : la structure à conçu sa propre installation de traitement des eaux pour n’envoyer que des eaux propres dans le canal, et favorise les bio-matériaux dans son architecture.
Site internet
https://vimeo.com/471059562
A bénéficié
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Avec
plusieurs garanties d’un total de
36 250€
un investissement de
15 000€
A été accompagné par
France Active Bourgogne
En 2015
C’est ici ?
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La solidarité à l’échelle très locale


Fabrice DUBUC et Edith MOUTENGOU
Créateurs de Transhumance & Cie
Hôtel – Café – Restaurant
A l’inverse du Monopoly, on a mis un hôtel dans la gare.
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64490 Bedous
Hôtel – Café – Restaurant
Mettre en valeur le patrimoine de la Vallée d’Aspe, tel est l’objectif de Transhumance & Cie, hôtel-restaurant installé à Bedous dans les Pyrénées-Atlantiques.
Les créateurs souhaitent à travers leur structure mettre en avant les spécificités du territoire et la culture locale, parfois délaissés au profit des sports d’hiver : pastoralisme, gastronomie, sentiers historiques, traditions écrites et orales. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la dynamique du territoire, qui a vu la réouverture d’une ligne de chemin de fer historique menant en Espagne à travers les villages des Pyrénées.
Tous les produits proposés proviennent de producteurs de la vallée d’Aspe.
L’idée est d’organiser la solidarité à l’échelle très locale, en permettant à tous ceux qui le souhaitent de pouvoir travailler, vivre et créer du lien social dans la vallée.
Site internet
https://vimeo.com/471022852
Et un reportage sur France 2
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A bénéficié du
![]()
Avec
une garantie de
23 000€
un investissement de
60 000€
A été accompagné par
France Active Aquitaine
En 2018
C’est ici ?
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Autres stories
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Faire société numérique

[vc_section css=".vc_custom_1510331399657{background-color: #01caaa !important;}" el_class="section-stories-top"][vc_row el_class="btn-sharing"][vc_column width="1/12"][/vc_column][vc_column width="4/6"][vc_empty_space height="15px"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5ab9bfbe5" el_class="font-montserrat-medium txt-black name"][hover_box image="3102" image_hover="1017"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5afcbfbe6" el_class="font-zilla-bold-italic txt-white fonction"][vc_column_text el_class="txt-black secteur-activite"]Formation dans le numérique[/vc_column_text][vc_acf field_group="1244" field_from_1244="field_59e764fb55f9c" el_class="txt-white temoignage"][vc_empty_space height="15px"][/vc_column][vc_column width="1/6" el_class="profil-box"][vc_single_image image="13676" img_size="full" alignment="center" el_class="profil"][/vc_column][vc_column width="1/12"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" css=".vc_custom_1510396755057{background-color: #ffffff !important;}"][vc_row full_width="stretch_row" css=".vc_custom_1507190362854{background-color: #ffffff !important;}"][vc_column width="1/12"][/vc_column][vc_column width="4/6" css=".vc_custom_1507733071891{padding-right: 8% !important;padding-left: 8% !important;}" el_class="btn-sharing"][vc_empty_space height="10px"][vc_custom_heading source="post_title" use_theme_fonts="yes" el_class="font-montserrat-medium"][vc_separator][vc_column_text]Marseille 13001
Formation dans le numérique[/vc_column_text][vc_separator][vc_column_text]Urban Prod est une association dont l’objectif est de faire société numérique, c’est-à-dire favoriser l’insertion par les outils multimédias. Elle cherche à penser, fabriquer et transmettre l’info en permettant à différents publics de filmer leurs réalités et leurs projets, de pouvoir s’exprimer à travers divers médias puis à acquérir des compétences dans le domaine. Pour la construction de parcours, elle propose des formations numériques qualifiantes labélisées Grande école numérique. A travers ses projets, elle se donne pour ambition de favoriser l’implication citoyenne, l’accès à la culture et une meilleure compréhension du rôle et de l’impact de l’image et des médias.[/vc_column_text][vc_video link="https://vimeo.com/396291782" el_width="90" align="center"][vc_btn title="Site internet" color="vista-blue" align="center" link="url:https%3A%2F%2Fwww.urbanprod.net%2F||target:%20_blank|"][/vc_column][vc_column width="1/6"][vc_row_inner css=".vc_custom_1510331033335{background-color: #01caaa !important;}" el_class="stories-side-top"][vc_column_inner][fancy_heading h1="0" title="A bénéficié"]d’une garantie de[/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5b40bfbe7"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5bb7bfbe9"][fancy_heading h1="0"]de prêts solidaires de[/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5b88bfbe8"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df6b826fc4e" el_class="fancy_heading"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c2abfbea"][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_row_inner el_class="stories-side-bottom"][vc_column_inner][fancy_heading h1="0" title="A été accompagné par"][/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c4abfbeb"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c80bfbec"][fancy_heading h1="0" title="En 2015
En 2016"][/fancy_heading][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][vc_column width="1/12"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" css=".vc_custom_1507214196970{background-color: #ffffff !important;}"][vc_row][vc_column][vc_empty_space height="30px"][vc_custom_heading text="C'est ici" font_container="tag:h2|text_align:center" use_theme_fonts="yes" el_class="font-zilla-bold-italic arrow-green-bottom title-padding"][vc_empty_space height="30px"][/vc_column][/vc_row][vc_row full_width="stretch_row_content_no_spaces"][vc_column][map zoom="7" height="400" border="0" lat="43.4832523" lng="-1.5592776" icon="3231"][/map][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" css=".vc_custom_1507158369201{border-top-width: 1px !important;border-top-color: #1c1c1c !important;}"][vc_row full_width="stretch_row_content"][vc_column][vc_empty_space height="30px"][vc_custom_heading text="Autres Stories" font_container="tag:h2|text_align:center" use_theme_fonts="yes" el_class="font-zilla-bold-italic arrow-green-bottom title-padding"][vc_empty_space height="30px"][/vc_column][/vc_row][vc_row full_width="stretch_row_content_no_spaces"][vc_column][related_post_fa posts_per_page="15"][vc_empty_space height="30px"][vc_btn title="Découvrez toutes les stories" color="vista-blue" align="center" link="url:https%3A%2F%2Fdemo.franceactive.org%2Fsinformer%2Fstories%2F|||"][/vc_column][/vc_row][/vc_section]
Structurer les filières agricoles dans les Hautes-Alpes


Arnaud CHARY
Directeur général d’Echanges Paysans Hautes-Alpes
Plateforme BtoB
L’association Echanges Paysans Hautes-Alpes se veut une plateforme de mise en relation entre producteurs et professionnels dans les Hautes-Alpes et en Paca, travaillant la logique de circuit-court et de traçabilité.
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05000, Gap
Plateforme BtoC
Echanges Paysans Hautes Alpes est une plateforme de distribution de produits agricoles locaux en circuits courts, à l’attention des professionnels de la restauration, dans le territoire des Alpes du sud et en PACA
La structure a été créée sous forme d’association en 2012 à Gap. Tout part du constat suivant : les producteurs locaux écoulent leurs marchandises sur les filières longues, où s’alimentent les professionnels, au lieu de développer l’offre locale. Echanges Paysans s’est donc fixé pour mission de créer ce maillon manquant pour un circuit court et local entre ces acteurs. Cela va de pair avec un changement notable des attentes des consommateurs en termes de qualité et de proximité géographique des produits consommés. L’idée est de composer une palette des productions des Alpes du Sud, et d’organiser la logistique entre ces acteurs. Elle fait l’interface entre les producteurs des Hautes- Alpes et les professionnels de la restauration collective (cantines scolaires, hôpitaux, centres de vacances, Epahd) ou du tourisme (hôtels, restaurants, chambres d’hôtes). Cette démarche va de pair avec un accompagnement des restaurateurs pour adapter leurs pratiques de travail aux produits commercialisés (notamment à l’utilisation de produits frais) mais aussi des producteurs sur la structuration des filières. « Au début il n’y avait pas grand monde qui croyait au projet, aujourd’hui on est pérennes économiquement et on travaille avec une multitude de structures », commente Arnaud Chary, directeur de la structure.
Les premières livraisons interviennent en 2013 auprès des établissements scolaires. Le bassin de consommation est important, et l’offre locale existe, mais n’est pas structurée pour répondre aux besoins de la restauration scolaire (conditionnement, délais de commande, logistique, …) Echanges Paysans commence à structurer ces filières. « On peut refuser des propositions si elles ne collent pas à nos valeurs. On a initié le lien entre la filière lait bio, et une fromagerie pour créer un yaourt bio et local. On marie à la fois la dimension écologique et l’impact social ». La pertinence et l’efficacité du modèle permettent à la structure de se développer et d’investir la région PACA en 2016, accompagné par France Active Provence Alpes Côtes d’Azur. La structure fournit les cantines de certains lycées de la région, dans le cadre d’un programme « menus terroirs » lancé par le Conseil régional. « On est un vilain petit canard dans le réseau des plateformes : on fait à la fois du bio et du conventionnel, certes, mais on se fixe la transition écologique comme objectif ».
La crise sanitaire intervient au moment où Echanges Paysans commence à avoir une prise confirmée sur le secteur touristique. « On a appris le confinement un peu en avance et on avait des commandes à 30 000 euros à annuler sur 35 000 euros de commandes. Le scolaire et le touristique représentait 80 % de notre chiffre d’affaires : tout peut s’écrouler rapidement. Comment continuer ? Tous ceux qui font du circuit-court et du local n’ont pas forcément ‘profité’ du confinement ». Échanges Paysans réagit et s’adapte, comme d’autres du secteur. « On a commencé à faire des livraisons aux particuliers, marché que nous n’adressions pas auparavant. On a réagi. Le tourisme local nous a aidé au cours de l’été. » Dans ce contexte, un besoin de financement intervient en parallèle. « Nous étions en train de développer un projet annexe, favorisant encore le lien entre les productions agricoles du Grenier Alpin et la zone côtière régionale. On avait des besoins en trésorerie, avec une grosse crainte de retards de paiement dus au covid ». France Active soutient la structure avec un prêt Relève solidaire à hauteur de 40 000 euros. « L’accompagnement de France Active nous a permis de bien calibrer nos besoins, réaliser un suivi de trésorerie à long terme, le tout dans une ambiance constructive. On a finalement passé une très belle rentrée, avec 30 % de hausse par rapport à l’année dernière ». Faire face et repartir, c’est l’objectif du Pacte Relance de France Active.
A bénéficié
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![]()
Avec
une garantie de
11 000€
un prêt Relève solidaire de
40 000€
un investissement de
30 000€
A été accompagné par
France Active PACA
En 2014
En 2017
En 2020
C’est ici ?
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Autres stories
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Les roseaux de l’insertion


Vincent PARET
Gérant d’Oasure
Écologie et insertion
Concilier écologie et insertion ? Oasure prouve que c’est possible en employant plusieurs personnes en insertion sur des chantiers innovants : épurer les eaux grâce aux rhizomes du roseau.
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Saint-Just-Saint-Rambert 42170
Écologie et insertion
L’épuration naturelle en innovant
Le roseau plie, ne rompt pas, et épure. Vincent Paret s’en rend compte en 2004, au sein de sa structure de maraîchage bio Oasis, à Saint Just Saint Rambert dans la Loire.
« On a commencé à s’intéresser à la question de la phyto-épuration, on en parlait entre nous. On a décidé d’expérimenter une activité complémentaire au panier de légumes bio: la pépinière de roseau. Il se trouve qu’on était en même en contact avec le CEMAGREF /INRA, devenu IRSTEA, qui souhaitait développer la filière pour répondre aux nouvelles normes de rejet des eaux usées. On a constaté qu’il y avait un gros retard en France, notamment dans les milieux ruraux, donc on s’est positionnés. On a développé notre propre pépinière, au services des communes de la ruralité». Le concept prend. La démarche répond à un besoin non couvert, innove et souffre de peu de concurrence et la demande double chaque année pendant quatre ans. Vincent Paret sépare alors son activité de maraîchage et de culture de roseaux pour créer OASURE en 2008, dédié entièrement à la phyto-épuration. La structure est une entreprise d’insertion, sous statut SARL, qui emploie aujourd’hui 11 salariés.
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Le roseau pousse
Oasure allie social et écologie en devenant à la fois un Atelier Chantier d’Insertion et une Entreprise d’Insertion. Affiliée au réseau d’insertion Jardins de Cocagne, la structure diversifie ses activités sur la production et vente directe de plants, le lombri-compostage des roseaux, l’entretien des stations d’épuration, la renaturation de berges de rivières, d’espaces verts… France Active intervient dans cette phase de développement avec une garantie de 70 % sur un prêt bancaire de 35 000 euros, deux prêts solidaires de 25 000 euros et 15 000 euros. En 2019, pour financer ses investissements en matériel (camions, bassins), la structure sollicite à nouveau France Active Loire pour garantir un nouveau prêt. « On a modernisé la partie technique, ce qui a demandé des investissements réguliers. A chaque fois, on a pu collaborer avec France Active, ce qui nous a permis d’avancer auprès des banques, mais aussi sur l’accompagnement à notre stratégie de développement ».
Faire face à la crise : le prêt Relève Solidaire
Si le secteur de l’épuration écologique n’a pas été durement touché par la crise, les partenaires et clients de la structure l’ont été. Diverses commandes ont été décalées pendant la crise sanitaire, mettant en tension la trésorerie d’Oasure. Vincent Paret se tourne alors vers France Active Loire et bénéficie d’un Prêt Relève Solidaire pour faire face à ses difficultés. « On avait le plus grand chantier de notre histoire, sur un bassin de loisirs de 4km de pourtour, soit 100 000 roseaux. Le COVID a décalé nos travaux. Cela a déstructuré notre trésorerie, notre stock… on avait un risque financier, que nous a permis d’atténuer le Prêt Relève Solidaire. On peut repartir sereinement ». Le prêt de 30 000 euros est échelonné sur 36 mois et Oasure appelle une autre entreprise d’insertion en renfort sur le chantier : la relance par la coopération solidaire dans les territoires.
A bénéficié
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Avec
un prêt Relève solidaire de
30 000€
plusieurs garanties d’un total de
95 250€
plusieurs investissements d’un total de
80 000€
A été accompagné par
France Active Loire
Depuis 2008
C’est ici ?
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Autres stories
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Labelliser la durabilité


Elsa LOMONT et Florent PREGUESUELO
Confondateurs d’Ethikis
Label Durabilité
Face au gaspillage et à la durée de vie trop faible des produits industriels, deux toulousains ont décidé de créer un label « longue durée », le label Longtime®.
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Toulouse 31000
Label Durabilité
https://vimeo.com/529253368
Eclairer le consommateur
Le concept d’Ethikis a germé dans un rayon de supermarché. Tout part du constat que le consommateur manque d’informations au moment d’acheter des produits manufacturés sur leur durabilité et leur réparabilité. « On sait comment consommer plus responsable sur le bio par exemple, qui est un label très opérant. C’est n’est pas le cas sur les objets du quotidien et les objets industriels. On s’est dit qu’on allait créer le label rouge de l’électroménager ». L’idée est alors de faire valoir la durabilité des produits, face au gaspillage des achats de court-terme. « On ne part pas du principe que l’obsolescence soit programmée, mais plutôt organisée : le fabriquant ne considère pas toujours l’après-panne, l’allongement de la durée de vie du produit ». Les créateurs veulent miser sur la consommation citoyenne : « Aujourd’hui le bio est tellement plébiscité que les producteurs sont encouragés à passer à ce mode production, et ça a un effet vertueux sur toute la filière. On veut créer ce même engouement avec le label Longtime® pour les produits industriels ; telle est notre ambition ».
Etendre le modèle du bio au grand commerce
Ethikis est créée en tant qu’association en 2017, avant de développer son label Longtime® en tant qu’entreprise et de se transformer en SCOP en 2019. Le fonctionnement ? « On réutilise le modèle économique des labels privés : le fabricant va payer des redevances après avoir passé des contrôles indépendants et impartiaux. Le prix est fixé de manière à ce qu’il ne soit pas un frein à l’engagement dans la démarche ». Ethikis est propriétaire du label Longtime®, et fait également du conseil aux entreprises. Durant sa création, l’entreprise voit un de ses prêts bancaires garanti par France Active Occitanie, mais profite également d’un accompagnement quotidien des équipes sur le projet. « Les rendez-vous avec les chargés de missions de France Active sont toujours constructifs : ils cherchent à tester le projet, sa viabilité, nous aide à parfaire la communication, le business plan. C’est grâce à France Active Occitanie que l’on s’est posé la question du développement à moyen et long terme, cela nous a aidé à voir grand, à pousser notre ambition ».
S’engager sur le long terme
L’impact de l’entreprise est clair sur nos modes de consommation, et l’entreprise s’engage également sur sa gouvernance. « Dès le départ on a eu la volonté de faire une entreprise sociale. Le modèle SCOP collait aux valeurs de l’entreprise, sur l’utilisation des richesses, sur la gouvernance démocratique, ce qui a fini par nous donner l’agrément Esus ». Ethikis souhaite maintenant capitaliser sur la pertinence de son modèle pour se développer en France, en Europe, et plus. « On sent qu’on est dans le vrai, on en a le témoignage chaque jour. C’est un outil qui est attendu par les consommateurs mais également par les fabricants, on est très contents d’avoir mené à bout ce travail. Il faut maintenant essaimer en Europe, que notre solution soit présente directement sur les lieux de vente, qu’on mobilise des fabricants ». Une économie durable passera forcément par des objets du quotidien durables !
A bénéficié des
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Avec
une prime de
8 000€
plusieurs garanties d’un total de
31 250€
plusieurs investissements d’un total de
130 000€
A été accompagné par
France Active MPA Occitanie
En 2019
En 2020
C’est ici ?
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Autres stories
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Faire du covoiturage le nouveau transport en commun


Thomas MATAGNE
Créateur d’Ecov
Covoiturage
Innover avec l’action publique et
dans le cadre de l’ESS, c’est se permettre d’imaginer des choses différentes. On ne se limite pas à la recherche de résultats de court terme.
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Ile-de-France
Covoiturage
Après quelques années dans de grandes administrations publiques, une question taraude Thomas Matagne : à quelle condition est-il vraiment possible de faire de la transition écologique une réalité ? « Pour moi, c’était une évidence qu’il fallait proposer une autre voie que celle choisie par des acteurs privés en quête de rentabilité rapide. »
C’est ainsi qu’il fonde en 2014 la SAS Ecov, avec un objectif : faire du covoiturage un transport collectif comme les autres. Il prend alors le contre-pied des autres solutions déjà bien installées en faisant le choix de la proximité. « Notre cible n’est pas les grands trajets ponctuels, mais ceux du quotidien, c’est-à-dire inférieurs à 80 km. Il s’agit de la grande majorité des déplacements et des kilomètres parcourus. C’est pourquoi nous nous focalisons sur les zones peu denses et/ou périurbaines. » C’est sur ce périmètre qu’Ecov parvient à façonner un nouveau modèle de mobilité qui fait peu à peu ses preuves. Avec des résultats à la clé : créée avec deux collaborateurs en 2014, l’entreprise en compte désormais 37, tandis qu’elle a déjà ouvert 25 lignes de covoiturage et accompagne une cinquantaine de collectivités en France.
L’ambition d’Ecov peut se résumer ainsi : proposer un service de qualité inscrit au coeur des dynamiques locales. « C’est pourquoi chacune de nos lignes de covoiturage est pensée en fonction de la particularité du territoire qu’il s’agisse d’un parc naturel régional, d’une pénétrante de métropole, d’une départementale, etc. », explique Thomas Matagne, avant de compléter : « Nous ne sommes pas une plateforme, mais des fournisseurs de service de mobilité complets, comprenant des études pour les collectivités, du mobilier urbain, de la gestion de projet, de la communication, du management, de la relation utilisateur… »
Et pour ce faire, Ecov fait le pari de l’innovation. Que celle-ci passe par les nouvelles technologies et la data pour permettre de mieux comprendre les flux de véhicules ; qu’elle soit de l’ordre du psycho-social et du socio-économique pour faire en sorte que toujours plus de conducteurs et de passagers participent ; qu’elle soit organisationnelle ou comportementale pour rendre ce service accessible à tous, même aux petits budgets et aux personnes sans smartphone… « C’est notre manière de proposer un vrai service public. »
Le modèle d’Ecov a pu se démarquer : « Nous ne sommes pas partout. Mais là où nous sommes, nous avons de très bons taux en termes d’image et d’usage. D’ailleurs, sur certains services, près de 80% des passagers sont d’anciens conducteurs qui ont lâché leur voiture. » Pour Thomas Matagne, « preuve est faite qu’il est possible d’innover avec de l’action publique et que c’est ainsi qu’on peut transformer les comportements. »
Cette conviction a su convaincre des partenaires tels que France Active qui a accompagné le projet dès son lancement, puis en 2017 lors d’une levée de fonds. « Leur relais financier a bien sûr été très précieux. Mais leur suivi a été plus global : en partageant les mêmes valeurs et en nous apportant leur regard sur d’autres entreprises, ils nous permettent de prendre de meilleures décisions et de bénéficier d’un réseau. » ajoute-t-il.
Sur cette base, Thomas et son équipe se tournent désormais vers de nouveaux défis. « À court terme, nous voulons étendre nos services à plus de territoires. À plus long terme, notre ambition est de changer d’échelle. Cela ne pourra se faire sans de nouvelles alliances financières et industrielles, ni sans une maturité collective sur le sujet. Dans les deux cas, nous savons que nous pouvons compter sur France Active pour nous accompagner. »
Site internet
A bénéficié
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Avec
plusieurs garanties d’un total de
45 000€
un prêt solidaire de
50 000€
un investissement solidaire de
200 000€
A été accompagné par
France Active à Paris (PIE)
Et soutenu par
Mirova
En 2016
En 2017
Interview de Thomas Matagne
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https://vimeo.com/395427163
C’est ici ?
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Autres stories
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Inclusion et entrepreneuriat : même combat


Mathieu POUPON
Créateur de GreenBuro
Tri et collecte sur mesure
« Donner les moyens à tous de s’en sortir grâce à de bonnes conditions de travail, cela un impact direct sur la compétitivité. Ce n’est pas une charge mais un investissement. »
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31000 – Toulouse
Tri et collecte sur mesure
En 2007, quand Mathieu Poupon crée Green Buro à Toulouse, sa motivation est claire : « Après dix ans dans une régie de quartier, j’étais persuadé qu’on pouvait faire de l’insertion d’une autre manière. » Cette approche différente passe tout d’abord par la création d’une SCOP, porteuse d’une nouvelle forme de gouvernance, plus participative, jusque-là peu utilisée dans les entreprises d’insertion
Reste à trouver le support d’activité : « Nous avions deux contraintes. La première étant d’assurer la rentabilité. L’autre : sortir des cadres traditionnels de l’insertion, pour proposer de nouvelles voies d’emploi pour les publics en difficulté. » C’est ainsi que Mathieu Poupon se lance dans la collecte et le recyclage de déchets de bureau. Aujourd’hui, Green Buro, qui compte 26 salariés, est en capacité de répondre à des demandes sur l’ensemble de la région Occitanie. Une réussite qui ne saurait faire oublier sa vocation première : « Notre objectif est bien sûr de nous développer économiquement. C’est la base pour créer des emplois locaux. Mais pas à n’importe quel prix. Grâce à notre statut de SCOP, nous recherchons toujours avec tous les associés le juste équilibre entre résultats financiers et qualité des conditions de travail. ».
Privilégier le qualitatif au quantitatif, tel est le leitmotiv de Green Buro. Avec une particularité : sur les 26 collaborateurs, 13 sont en CDI et 13 sont en CDD d’insertion. « Ce ratio nous permet de construire un vrai accompagnement individualisé. C’est aussi grâce au temps passé auprès de chacun que nous permettons à d’anciens salariés de devenir ensuite encadrants, puis associés », explique Mathieu. Sur cette base, depuis 2008, 80 personnes se sont réinsérées professionnellement grâce à Green Buro, et plus de 55 sont parties avec un emploi durable. Autre ingrédient clé : donner concrètement les moyens de s’en sortir. « Cela passe notamment par un salaire minimal de 1600 euros nets sur 13 mois et une participation. Car sinon comment trouver un logement, sortir de logiques de désendettement, passer le permis, etc. ? » Pour Mathieu, c’est d’ailleurs là que réside la plus belle réussite de Green Buro : l’entreprise allie engagements sociaux forts et solide santé économique. « Nous avons des équipes motivées, qui travaillent sérieusement. Ce qui a un impact direct sur notre compétitivité. Offrir de bonnes conditions de travail, ce n’est pas une charge mais un investissement. ».
Green Buro a toujours pu compter sur le soutien de France Active. « Dès le départ, ils nous ont accompagnés avec un prêt et une garantie bancaire. Cela a ensuite créé un effet domino avec d’autres partenaires financiers. Et comme je n’avais aucune expérience entrepreneuriale, ils m’ont donné confiance et m’ont fait monter en compétences. Un peu sur le modèle de l’insertion ! », se rappelle Mathieu. C’est pourquoi, quand il a fallu acquérir deux camions en 2011 ou acheter un local l’année dernière, son premier réflexe a été de faire appel à France Active Occitanie. « Non pas pour demander un nouveau prêt mais pour leurs conseils. D’autant que leur capacité à créer un réseau local est une vraie richesse. »
Aujourd’hui, une page se tourne : à la prochaine assemblée générale, Mathieu passera la main. « Je ne suis pas inquiet car Green Buro, c’est avant tout une équipe. C’est ça aussi la beauté d’une SCOP. Il reste encore plein de défis à relever : nous féminiser davantage, consolider notre modèle, créer de petites antennes régionales pour créer de nouveaux emplois locaux… Notre collectif est prêt à les relever. Et aussi à en imaginer de nouveaux ! »
Le 26 mai 2020, Mathieu a été remplacé par :

Claire Maurus – Pôle RH et insertion – Co-gérante

Louis Latapie – Pôle exploitation et commerce – Co-gérant
A bénéficié des
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Avec
une prime de
19 000€
plusieurs garanties d’un total de
17 000€
de plusieurs investissements de
140 000€
Ont été accompagné par
France Active Occitanie
Et soutenu par
France Active Investissement
En 2018
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